5ème Dimanche de Pâques
Vivre le Temps Pascal dans l’intimité avec Jésus
Lectures : Lectures : Ac 6, 1-7 ; 1 P 2, 4-9 ; Jn 14, 1-12
Méditation du dimanche 3 mai 2026
Bien aimés dans le Christ,
Il y a quelque chose d’étrange dans ce que dit Jésus dans l’Evangile de ce 5e dimanche de Pâques. Thomas lui demande le chemin, et au lieu de lui indiquer une direction, Jésus fait quelque chose d’inattendu : il se désigne lui-même. Pas « voilà le chemin », mais « je suis le Chemin. » Ce petit écart change absolument tout.
Un chemin ordinaire, on le prend, on le parcourt, et on le laisse derrière soi. Il reste là, indifférent, pendant qu’on continue. Mais ce Chemin-là ne reste pas derrière nous. Il marche avec nous. Il nous précède. Et surtout, il est vivant.
C’est le cœur du mystère de Pâques que nous portons encore ce dimanche. Le Ressuscité n’est pas quelqu’un qui nous a montré la bonne direction avant de disparaître. Il est celui dont la présence est, elle-même, le sens de la marche. On ne cherche pas où il mène, mais on reste près de lui, et c’est suffisant.
Nous passons tellement de temps à vouloir des certitudes, des confirmations, des signes que nous allons dans le bon sens. Et la Résurrection nous offre quelque chose de plus simple et de plus profond à la fois : nous n’avons pas à trouver le chemin. Nous avons à rester près de Lui.
Pierre le dit à sa manière dans la deuxième lecture de ce dimanche: ‘’nous sommes des pierres vivantes’; Vivantes parce que reliées à Lui, la pierre que les hommes avaient rejetée et que Dieu a placée au centre de tout. Nous ne sommes pas des voyageurs solitaires égarés sur une route incertaine. Nous sommes un peuple dont le chemin est une personne, une personne qui a traversé la mort et qui marche encore.
Ce que nous cherchons n’est pas au bout. Il est déjà là.
Seigneur Jésus, j’ai trop souvent cherché le chemin sans chercher ta présence. Apprends-moi à comprendre que tu n’es pas quelque part au bout de ma route, mais que tu es ma route, vivant, aujourd’hui, maintenant. Reste près de moi, et cela me suffit. Amen.
Père Didier Sallé