23e dimanche du Temps Ordinaire
Lectures: Ez 33, 7-9 ; Ps 94 ; Rm 13, 8-10 ; Mt 18, 15-20
Vivre la foi dans l’intimité avec Jésus
Méditation du Dimanche 6 Septembre 2026
Le Pape Benoît XVI disait que notre fraternité, la fraternité universelle des hommes, est fondée sur le fait que Dieu a voulu être notre Père à tous. Et cette fraternité est d’autant plus vraie et réelle que Dieu considère chacun et chacune de nous comme son enfant, dont il prend soin et à qui il veut donner la vie en abondance.
« Que deux ou trois, en effet, soient réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux », avons-nous entendu de la bouche du Seigneur Jésus dans l’Évangile de ce jour. L’apôtre saint Jean, qui a approfondi le sens de cette parole, nous dit ceci dans sa première lettre (1Jn 3, 1) : « Voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu, et nous le sommes ! » Plus loin, il ajoute : « Ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés » (1Jn 4, 10). Dieu nous a donc aimés, et il nous a donné des frères et sœurs à aimer et avec qui nous devons cheminer vers son royaume.
Les lectures de ce dimanche nous donnent la clé pour apprendre à construire une fraternité authentique dans nos relations interpersonnelles : aimer le prochain comme soi-même. Celui qui aime son frère d’une charité sincère ne lui fera aucun mal, nous dit saint Paul dans la deuxième lecture (Rm 13, 10). Voilà donc la nature de notre dette envers autrui, ou l’objet de notre effort : l’aimer d’une charité authentique. Beaucoup de nos maux dans le monde et dans notre vivre-ensemble avec les autres viennent du fait que nos cœurs sont pauvres et blessés, et que nous n’arrivons plus à aimer notre frère ou sœur, que Dieu a mis sur notre route, avec une charité vraie, désintéressée et soutenue.
Demandons au Seigneur, lui qui est pur amour, d’enflammer nos cœurs de son Esprit de force, de paix et de charité, pour que nous apprenions à construire chaque jour la fraternité autour de nous et dans le monde. Qu’il nous écoute et nous exauce. Amen.
Abbé Théodore Kaboré