25e Dimanche du Temps Ordinaire
Lectures: Is 55, 6-9 ; Ps 144 ; Ph 1, 20c-24a ; Mt 20, 1-16
Vivre la foi dans l’intimité avec Jésus
Méditation du dimanche 20 septembre 2026
En ce vingt-cinquième Dimanche du Temps Ordinaire, la Parole de Dieu nous parle avec insistance de la conversion : « Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver… Que le méchant abandonne son chemin… Qu’il revienne vers le Seigneur », nous dit le Seigneur à travers le prophète Isaïe. C’est vraiment remarquable de constater comment le Seigneur ne se fatigue jamais de nous appeler à la Vie, de nous attendre, de montrer sa miséricorde envers nous. Tout le temps, il est là ; il est proche ; il veille pour nous sauver.
L’Évangile de ce dimanche nous montre que le Seigneur est à l’œuvre pour nous appeler à travailler dans sa vigne, c’est-à-dire, à travailler pour avoir chacun ou chacune, la vie éternelle. Il sort le matin, vers neuf heures, à midi, à quinze heures, à cinq heures, puis le soir pour inviter les hommes à être des ouvriers de leur propre salut. Une attitude qui nous fait comprendre que Dieu « veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la pleine connaissance de la vérité » (1Tim 2, 4). Et si Dieu se donne de la peine pour appeler, conseiller, orienter…, ce n’est pas pour lui-même qu’il le fait, c’est pour notre intérêt. Cette attitude bénévole de Dieu contraste avec notre posture médiocre. Bien que chrétiens, nous sommes bien souvent gagnés par l’esprit du monde et des fois, on passe plus de temps à se plaindre devant Dieu comme ces premiers ouvriers de la parabole, plutôt qu’à rendre grâce.
Certains considèrent la foi et la vie chrétienne engagée comme un frein à leur liberté, un fardeau qui les empêche de vivre la vie. On ne se rend pas compte que c’est vraiment un bonheur d’avoir connu le Christ plus tôt ; d’être appelé(e) par Lui dès les premiers instants de notre vie, d’être associé(e) à sa vie et de travailler en sa présence.
Dieu nous fait tant de bien dans notre vie et continue de veiller avec sa miséricorde et sa bonté pour que personne ne perde les dons célestes qu’il nous promet. Mais est-ce que nous-mêmes travaillons au quotidien pour notre propre salut ; pour gagner ce salaire, qui est le don de la vie et du bonheur éternel ?
Seigneur, aide-nous à nous convertir ; Seigneur, aide-nous à être tes humbles serviteurs dans notre vie. Amen.
Abbé Théodore Kaboré